ثقافة و فن

Samedi, au Festival des Musiques Sacrées du Monde, un message de fraternité et d’universalité porté par toutes les voix du monde

COMMUNIQUE DE PRESSE

Fès, 11 juin 2022. Quel joyeux message que celui de Jagriti et Neeta, les « Roohani Sisters », en cette assemblée nocturne de vendredi à Bab Makina : « sans les danses et les claps, le Qawwali n’est rien… Simplement du rythme ! Merveilleux message du soufisme pendjabi, venu du nord de l’Inde, porté par des voix de fraternité et d’universalité.

La prière est l’expression d’un amour charnel et nourrissant. C’est donc avec une gourmandise intellectuelle que le festivalier ira rassasier sa soif de connaissance au Forum qui se tient ce jour, de 9h à 13h30, en accès libre, à la salle de conférence de l’hôtel Les Mérinides.

Sous la houlette de Driss Khrouz, Souad Belakziz, Andrea Anastasio, Susana Calvo Capilla , Mohamed Belatik , Hicham Rguig et Abdallah Fili, suivis par Danielle Cohen Levinas , Nasser Al-Taee , Michael Levinas , Abdessalam Amarir et Abdelouahed Bencer répondront à leurs questions sur les liens entre « Espaces et modes de vie en relation avec le sacré dans l’architecture » puis sur « Les symboles du sacré dans l’architecture ».
Senny Camara allumera alors le feu, sur les coups de 15h à Dar Adiyel, meilleur abri de fraîcheur en ces temps de canicule, avec sa voix authentique et poignante, inspirée des chants de guérison, et sa virtuosité sur la kora, instrument jusque-là réservé aux hommes. Devenue l’une des grandes voix de son pays, c’est un extraordinaire solo qu’elle offrira à Fès, ville de pèlerinage pour nombre de ses compatriotes sénégalais.

La résidence du gouverneur Adiyel accueillera encore, plus tard à 19h, une des plus lointaine expression orientale de la nouba arabo-andalouse. Saniye Ismail pratique le répertoire ouïghour de l’Onikki Muqam, influencé par la civilisation islamique, agrégeant des éléments des antiques civilisations indo-iraniennes, bouddhiste, manichéisme, turcique, et attestée depuis le XVe siècle par les textes chinois anciens.

Entre temps, une promenade sous les palmiers, les bambous et les orangers du Jnane Sbil s’impose. Le temps de goûter aux saveurs de rencontres chantées, sous les auspices généreux de notre mère la Méditerranée.

Profanes ou sacrés, en langue corse, arabe ou syriaque, elles font se rejoindre les polyphonies d’A Filetta, la voix captivante de la Libanaise Fadia Tomb el Hage, le slam rock et soufi de l’Egyptien Abdullah Miniawy porté par le saxophone de Peter Coser. Cette symbiose corsico-orientale unique résoud dans un même élan le fameux dilemme tradition et modernité.

Puis à la nuit, le festivalier sera arrivé tôt pour être bien placé à 21h. La « porte de la machine », l’ancienne armurerie du sultan, s’ouvrira pour laisser sortir les munitions lourdes : le trompettiste flamboyant Ibrahim Maalouf et ses très cosmopolites amis de dix ans, l’Haïdouti Orkestar avec son armada venue d’Europe de l’Est, d’Afrique du Nord, d’Europe du Nord, d’Andalousie, du Moyen-Orient… Dans le creuset des Balkans, depuis la nuit des temps, sont versés les suppliques et les espoirs des peuples, byzantins, grecs, ottomans, bulgares, serbes, roumains et bien sûr juifs et tziganes, grands ordonnateurs de cette « world music » avant l’heure. Des naissances aux mariages, des baptêmes aux enterrements, ces musiques nomades, apaisantes, nostalgiques et festives mais aussi révoltées, soutiennent les femmes et les hommes dans leur voyage temporel. Et que la fête soit !

Il restera encore à poursuivre dans la voix de l’élévation avec la nuit soufie de la Tariqa Chadiliya Fassia, à partir de 23h à la salle de la Wilaya, face au Palais Batha.

Demain dimanche sera un autre jour à Fès. A suivre.

Contact Presse :
Mosaïk Events&Co
Marouane Belhabes
05.22. 25 30 89

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